Je me sens tel François PIGNON,
Injustement pris pour un con...
À cumuler altruisme et naïveté,
Je peux difficilement éviter
Que l'on en profite...
Je fais confiance trop vite,
Méconnais la mesquinerie,
Ne soupçonne pas l'ignominie...
J'ai pour point fort
Ma plus grande faiblesse,
C'est mon plus grand tort,
Ce qui le plus au Monde me blesse...
La méfiance, je l'ignore...
Au besoin je la feins,
Mais on le devine. Alors...
Mon mime est vain,
Et ils gagnent encore.
J'ai pour talon d'Achille
La meilleure des défenses
Face à ce qui est vil :
Mon innocence...
Quand bien même,
J'acquière de l'expérience,
Je faiblis face à d'identiques problèmes
Qui rongent peu à peu mes espérances.
J'ai conscience de ce qui me nuit,
Malgré tout, je m'en retourne vers lui,
J'ai le sentiment, de n'avoir aucun contrôle,
Comme si on m'avait attribué un rôle...
Mon marionnettiste fait son numéro
C'est du bout de mes ficelles, qu'il me mène,
Ces fils rouges et chauds,
Qui à la vie me maintiennent.


