Six « alors »
Si la Beauté
Est de ce Monde,
Alors je crois l'avoir trouvé,
Et je n'la quitterai plus d'une seconde.
Si l'Amour
N'est qu'une illusion,
Alors laissez-moi pour toujours
Dans le paradis qu'est l'imagination.
Si le Bonheur
Existe vraiment...
Alors j'en ai compris la saveur
Il y a un instant.
Si Aimer quelqu'un,
C'est avoir peur de sa perte,
Alors je donnerais tout ce qui est mien,
Pour envoyer des signaux d'alerte.
Si l'Harmonie
Est une réelle idée,
Alors j'ai tout juste appris
A l'apprécier.
Si tu es bien ma moitié,
Celui avec qui je fais 1,
Alors j'espère que l'unité,
N'est pas prête de prendre fin.
Le bout au fond
Du bout des lèvres,
Je t'embrasse,
Tu me donnes fièvre
Qu'est c'qui s'passe ?
Du bout du nez,
J'inhale ton odeur,
Je suis enivré
De tant de saveur.
Du bout des doigts,
Je caresse,
Ta peau telle de la soie...
Je veux que rien ne cesse !
Du fond du c½ur,
Du fond de l'âme,
Je frissonne de bonheur,
Ô ma lumière, Ô ma flamme.
Douce rêverie au milieu de nulle-part
Depuis ton départ,
Mon sourire niais*
Que tu as tant pu voir,
Ne m'a pas encore quitté :
J'l'ai vu en sortant du plumard,
Il m'est resté gravé,
Telle l'½uvre d'art
De quelqu'un que je connais*.
Je suis sur mon p'tit nuage,
Bercé par les ballades de Gwendal,
Je t'y écris ces quelques vers au passage,
Inspiré par cette ambiance musicale,
Comme transporté dans un autre paysage,
Dans une autre époque, celle du St Graal,
Avec ses mythes, ses légendes et ses images.
C'est grâce à toi que j'ai pu découvrir
Ce petit brin de paradis,
Sur lequel je suis assis,
Et d'où j'ne veux plus partir.
J'y ai trouvé un coffre, tout mini,
Que je n'ai même pas besoin d'ouvrir :
Je sais le trésor qu'il peut contenir,
Car c'est de toi dont il s'agit.
* « à lire avé l'assent »
Carrément à toi
Tu as arpenté
Chaque centimètre carré
De mon appartement,
En t'imprégnant dedans...
Tu y as laissé les traces de ton passage,
Des odeurs, des souvenirs,
Du bonheur, des sourires,
De quoi écrire des pages et des pages.
Tu as caressé
Chaque millimètre carré
De ma bouche,
De tes baisers tantôt doux,
Tantôt farouches.
Depuis plus rien n'a le même goût :
Tout a pris un autre sens,
Tout est plus savoureux, plus intense...
Tu m'as « réparé » :
Mon malheur, tu l'as contrecarré,
Mes peurs se sont envolées.
Avec mon c½ur, tu m'as réconcilié,
Lui qui redoutait tant,
De se risquer à s'ouvrir de nouveau...
Je vais le choyer, j'en fais serment,
Pour qu'il devienne pour toi, le plus beau des joyaux,
Le plus scintillant des diamants.
Temps dressé contre moi,
Mais tendresse pour toi
Chaque jour passé sans toi,
Est un jour maudit,
Car j'y manque à chaque fois
Les moments où tu souries,
Tes rires, ta joie...
J'aimerais toujours être celui
Qui déclenche ces émotions-là,
Qui les partage, les amplifie.
Chaque jour passé sans toi,
Est un jour particulier,
Car petit à petit, déjà,
Il annonce que l'on va se retrouver,
Le manque se fait alors
De plus en plus fort,
Et je me languis de tes bras,
Je veux m'y blottir encor.
Chaque jour passé sans toi,
Sera un jour à rattraper,
A vivre comme plusieurs à la fois,
Pour « se faire rembourser ».
Rechercher le vrai, l'intense,
Etre en harmonie, en connivence,
Pour profiter au mieux,
D'être à deux.
Chaque jour passé sans toi,
Représente des baisers en moins,
L'absence de chaleur dans mes draps,
Le vide du « câlin du matin ».
Le temps se dresse contre moi,
Il se joue de nous, le vilain,
Mais ma tendresse, n'en change pas.
Eclosion perpétuelle
Je t'offre ces 2 roses,
Elles inspirent ce que j'compose.
La 1ère est éclose,
Tel un baiser,
Dont on savoure la durée.
Elle finira par se faner,
Le moment pour les
lèvres, de se séparer.
La 2ème ne l'est pas encore,
Elle dort...
Mais c'est pour mieux éclore,
Et relancer ce cycle, que je veux sans fin,
Où les baisers s'enchainent comme les matins.
Avec la Nature, l'Amour fait corps,
Avec plein d'éternels
Petits recommenc'ments,
Comme une renaissance, de chaque instant,
Immortelle,
Jusqu'à la nuit des temps.
Sève glacée, d'un arbre fraîchement coupé
Ce soir, coulent des larmes sèches,
Le long de joues, brûlantes d'émotion,
Saupoudrées de sel, par l'évaporation.
Mon c½ur saigne, mais pas d'une flèche :
La blessure ne fut pas désirée,
Il souffre d'un mal intérieur,
Que seul le temps, saura panser.
Ces rimes, sont l'expression d'une douleur,
Qui ne peut exploser de violence,
Ou de mélancolie intense...
On a coupé le tronc,
D'un arbre encore trop frêle,
Pour manquer à ce paysage de gel,
Peut-être aurait-il survécu, sait-on ?
PS : l'image est de Faboarts, sur Deviant Art.